Rechargement rapide d’un revolver Remington 1858 / calibre .44

Réplique du Remington New Model Army 1858 fabriquée par Pietta. Il s'agit d'un revolver à percussion à 6 coups en calibre .44 (chargement par l'avant du barillet), avec un canon long de 8 pouces (203 mm).

Réplique du Remington New Model Army 1858 fabriquée par Pietta.
Il s’agit d’un revolver à percussion à 6 coups en calibre .44 (chargement par l’avant du barillet),
avec un canon long de 8 pouces (203 mm).

Cette démonstration d’une méthode de rechargement rapide avait été faite par notre regretté ami « LEON » Marc Mathis. Cet as de la voltige s’est tué le 14 novembre 2015, au cours d’un vol d’essai qu’il effectuait sur un nouvel avion ultra-léger expérimental.

 

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37 commentaires sur “Rechargement rapide d’un revolver Remington 1858 / calibre .44

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  1. Bonjour,
    En visionnant une vidéo de Michel Brotteau, sur le chargement d’un révolver remington à poudre noire, j’ai été surpris que celui-ci ne mettait que de la poudre et ensuite le plomb.
    Etant novice, je voudrais savoir si la semoule n’est pas obligatoire dans le chargement ?
    Cordialement.

    • Beaucoup de tireurs à la poudre noire utilisent effectivement de la semoule, mais ce n’est pas une obligation. Pour ma part, je privilégie les fortes charges et je ne vois pas l’intérêt, concernant le chargement des revolvers, de mettre de la semoule entre la poudre et la balle.

  2. Bonjour.Que pensé vous de la solidité des rem 1858 en carcasse laiton !Y a t’il des risques de déformation avec des charges dites de combat exemple: 2gr! Merci encore pour vos superbe vidéo !

    • Pour un tir occasionnel, la carcasse en laiton ne pose aucun problème, même en calibre .44 et avec les plus fortes charges. Cependant, je n’ai pas expérimenté concernant une utilisation intensive prolongée…

  3. Bonjour. Merci pour cette vidéo. Je voudrais savoir si transporter un barillet chargé dans un sac avec, donc, poudre noire, balles et amorces ne présente pas de danger ? C’est pratique pour disposer d’une recharge immédiate mais n’y a t’il pas un risque de départ de balles accidentel ?
    Cela semble plus aisé d’aller au club de tir avec des barillets tout prêts disposés dans un sac. Merci d’avance pour votre réponse.

    • Le démonstrateur de cette méthode, « LEON » Marc Mathis, a toujours transporté ses barillets chargés et amorcés dans une sacoche. Un minimum de précautions suffit pour éviter tout risque d’accident. Et si cet as de la voltige est aujourd’hui décédé, ce n’est pas à cause d’une explosion de poudre noire, mais en raison d’un défaut structurel de l’avion sur lequel il effectuait un vol d’essai.

  4. Bonsoir,

    D’abord bravo pour toutes vos vidéos très instructives. j’ai deux questions, surement bêtes:

    – est ce que, selon vous, si je le met dans un holster et que la queue de détente est sur une cheminée non amorcée, est ce que je risque un accident.

    – doit-on nettoyer le barillet avant de recharger le barillet une seconde fois. Donc après un premier tir?

    Merci infiniment

    • Le risque de départ inopiné est extrêmement peu probable dès lors que le chien est à l’abattu, à plus forte raison s’il l’est sur une cheminée non amorcée. Tous ces revolvers à percussion étaient conçus pour être portés chargés et amorcés, le chien étant à l’abattu entre deux cheminées (il y a un petit cran sur les Remington et un petit tourillon sur les Colt qui sont prévus à cet effet).

      Si l’on devait nettoyer quelque chose avant de recharger le barillet, ce serait le canon, pas le barillet. Cependant, nettoyer le canon tous les six coups serait très contraignant…

  5. bonjour, je viens de regarder la vidéo ci dessus et suis surpris de ne pas voir le remplacement d’amorce. Y a il une solution magique pour tirer sans les changer ?

    • La « solution magique » me semblait pourtant clairement expliquée dans la vidée : il suffit de changer le barillet ! Avec quatre barillets chargés et amorcés à l’avance, on peut tirer très rapidement vingt quatre coups.

      Mais attention de ne pas tout confondre : il s’agit d’une démonstration de la méthode employée par certains officiers durant la Guerre de Sécession pour pallier la lenteur de rechargement des revolvers à percussion. Cette façon de procéder n’est pas conforme aux règles de sécurité habituellement exigées dans les clubs de tir…

  6. Bonjour, si le levier-refouloir ne sert pas, pourquoi ne pas le démonter tout simplement afin de faciliter le changement de barillet ? Merci pour cette méthode, en tout cas.

    • On le garde parce que, sur le Remington, le levier de chargement a également pour fonction de retenir l’axe du barillet au moment du recul.

  7. Bonjour,

    Pourriez-vous faire un test de plusieurs revolvers de type bulldog ?

    • Si vous voulez parler des véritables Bulldog, en calibre .320 ou .380, le problème qui se pose est de trouver des cartouches modernes (à un prix abordable) et leur intérêt pour le tir est quasiment nul.
      Si vous appelez Bulldog des répliques d’armes western à canon court et crosse en bec de corbin, nous en avons testé quelques-unes : voir la rubrique armes à poudre noire, dans la liste de nos bancs d’essais publiés (téléchargeable dans l’onglet TELECHARGEMENT).

  8. bonjour a tous
    je voudrais fabriquer de la graisse a base de saindoux, paraffine et cire d’abeille.
    pouvez vous me donner les proportion pour cette fabrication .
    si je graisse les gorges de mes ogives et t’il utile de graisser les chambres.
    merci de vos réponse

    • Il n’est pas utile de remplir de graisse l’espace restant dans les chambres si les balles qui ont été introduites sont correctement graissées.

      En ce qui concerne la graisse, il y a approximativement autant de recettes différentes que de tireurs. Il est souvent préconisé un mélange composé de 25 % de cire d’abeille, 25 % de paraffine et 50 % de suif.
      Peter Schiffers, auteur du livre « Civil War carbines : Myth vs. Reality », explique que les balles des cartouches combustibles pouvaient être graissées à l’époque (au niveau de leur gorge ou, si elles en étaient démunies, en les plongeant dans un lubrifiant chauffé pour être liquide) avec de la cire d’abeille, du suif, de la paraffine, du spermaceti (également appelé sperme de baleine, bien qu’il provienne en réalité de la tête du cétacé) ou un mélange de plusieurs de ces composants. Il explique qu’au cours de la Guerre de Sécession les arsenaux militaires utilisaient un mélange composé de 25% de cire d’abeille et 75% de suif, mais il précise avoir retenu quant à lui, comme étant le plus efficace après avoir réalisé de nombreux essais, un mélange de cire d’abeille et de suif à raison de 50% de chaque.

      Pour ma part, je me suis depuis longtemps simplifié la vie en utilisant la graisse « Wonder Lube 1000 Plus » de la firme américaine Ox-Yoke, qui présente l’avantage d’une agréable odeur de camphre…

  9. Bonjour,
    Je trouve extraordinaire que vous présentiez une vidéo où le tireur nous explique qu’il n’y a aucun risque de surdité avec une arme à poudre noire.
    Je vous affirme que c’est faux.

    • Chacun reste libre de s’exprimer et les propos tenus par cet ami tireur n’engagent que lui et ceux qui partagent ses convictions. Nous ne le cautionnons absolument pas et je l’ai clairement expliqué dans notre vidéo sur « Les protections auditives ».

  10. Bonjours , Monsieur Bottreau,et Monsieur Gillet pour commencer un grand merci pour toutes les vidéos que vous faite partager . .
    Je ne suis pas expérimenter du tous dans la poudre noire on pourrais même dire que ne n’y connes rien et j’aimerais quelle que conseille sur qu’elle que armes pour un débutant un calibre le plus petit possible ( mois possible de recul et mois possible de puissance ) les revolvers a poudre noir et les fusils a percutions poudre noir me tenterais pourrie vous me donner quelle que conseille ? je vous en remercie d’avance cordialement .

    • Le meilleur conseil qu’on puisse donner à un débutant est à mon avis de se documenter en lisant les ouvrages spécialisés qui traitent des armes à poudre noire. Il y avait autrefois un petit livre pas cher et très intéressant intitulé « Les Répliques modernes d’armes à poudre noire » par Pierre Berton & Jean-Pierre Debacker. C’est par la lecture de ce petit ouvrage que j’ai moi-même débuté.
      Plus récemment, Jean-Pierre Debaeker a publié un ouvrage sur les « Répliques à poudre noire » plus conséquent en en plusieurs tomes : revolvers (tome I); pistolets et armes longues à percussion (tome II) ; armes à mèche et à silex (tome III).
      Sans oublier bien sûr cet excellent ouvrage : « Guide pratique du tir au revolver à percussion » de John C. Frost (Action Armes & Tir hors-série n°9) que vous pourrez trouver à la librairie Le Hussard.

  11. Bonsoir Mr Bottreau et merci pour la réponse donc il n’y a aucun risque à utiliser toutes ces sortes de balles et en plus j’ai vu ce petit coffret de fabrication de cartouches combustibles et les essais que vous avez fait qui ont l’air concluant et comme vous le dites dans la vidéo le rechargement est plus rapide combien coûte ce genre de coffret environ et est ce que ça vaut le coup d’après vous merci d’avance

    • Le kit complet de chargement des cartouches combustibles est vendu en coffret en bois, par la maison française H&C (www.hc-collection.com) au prix de 65 €, que ce soit en calibre 36 ou 44. Ce n’est pas donné, mais cet achat me semble effectivement intéressant parce qu’il réunit tous les ingrédients nécessaires à la réalisation de ces cartouches en papier (mode d’emploi, mandrin, dosette à poudre, papier nitré, projectiles sphériques, ogivaux et semi-wadcutter, colle nitrocellulosique, sans oublier 24 compartiments pour recevoir les cartouches ainsi réalisées) et que tout cela est très bien conçu. Après, il suffit de se réapprovisionner en achetant séparément les projectiles et le papier nitré, ce qui revient beaucoup moins cher.

  12. Bonjour mr bottreau une petite question au sujet des revolvers à poudre noire ayant vu tous les essais que vous avez effectué on me dit qu’il faut tirer uniquement des balles rondes dans ce type d’arme alors que vous sur les essais vous utilisez des rondes des ogivales et des swc j’aimerais avoir votre lumière sur la question vu les essais tout à l’air de bien se passer merci d’avance

    • Comme toujours, ce qu’on vous a dit n’est ni tout à fait vrai, ni tout à fait faux. Les balles rondes, ou plus exactement sphériques, sont nettement plus précises en cible que les balles ogivales et c’est pourquoi on les recommande. On peut néanmoins tirer les balles ogivales, plus ou moins pointues, délivrées par les copies des moules à balle d’époque. Elles sont plus difficiles à charger, puisqu’il faut veiller à les placer bien droit, mais elles présentent l’intérêt d’être conformes à celles qui étaient utilisées à l’époque. On peut également utiliser des balles modernes, de type semi-wadcutter, qui peuvent donner de très bons résultats en précision. Quand nous faisions des concours de tir sur silhouettes métalliques à la poudre noire (par exemple le match « La Javeline noire »), la plupart des tireurs utilisaient des balles semi-wadcutter (destinées aux calibres .44 magnum ou .45 ACP) afin de bénéficier d’une plus grande quantité de mouvement pour pouvoir faire basculer les lourdes silhouettes d’acier (poulet à 50 m et cochon à 100 mètres) et la précision obtenue, avec des Remington New Model Army ou des Ruger old Army, était excellente.

  13. Bonsoir à tous et à quand une nouvelle vidéo sur les revolvers à poudre noire très beau travail et encore bravo merci

    • J’ai plusieurs projets concernant des armes à poudre noire, mais il faut avouer que cela nécessite plus de temps : préparation, chargement, nettoyage… Du coup, étant un peu feignant (pourquoi j’ai écrit un peu ?), je repousse à chaque fois et fais passer une arme moderne à la place. Mais je n’oublie pas les poudreux, dont je fais quand même toujours partie…

  14. Merci pour toutes vos excellentes vidéos.
    C’est si rare de trouver des essais d’armes en français.

  15. Une question a vous poser, peut on utiliser de la WD-40 pour la lubrification de l’arme, je l’ai vu sur internet mais pourriez vous me le confirmer ? Et protège t’elle l’arme ? ( d’habitude je l’utilise en automobile et sur mon camion sur les pas et boulons récalcitrants) Merçi d’avance.

    • Oui, en ce qui concerne la lubrification du mécanisme, la WD-40 convient très bien et c’est d’ailleurs cette huile que j’emploie aujourd’hui sur toutes mes armes, en remplacement de la 3-en-un que j’ai longtemps utilisé et dont je n’étais pas du tout mécontent. Mais si vous regardez notre vidéo dans laquelle Jean explique comment nettoyer et entretenir un Glock, vous verrez qu’il préconise des huiles et graisses plus techniques, réalisées par la firme française PM Chimie. Il est plus exigeant que moi sur ce point (et il a sans doute raison).

      • vu la vidéo du nettoyage du Glock, excellente et j’en prends bonne note, pour ma part et depuis l’armée, je nettoie mes armes a l’eau chaude au savon de marseille et SURTOUT j’assèche le tout après correctement ( vu dans le guide mat du FAMAS F1 en 94 et on le faisait aussi pour l’ANF1 et ma regrettée12/7 à l’époque). Ca a toujours marché pour toutes mes armes civiles aussi. Surtout continuez tous les deux a nous faire partagez votre enrichissante expérience et vos vidéos, c’est passionnant, ne regrette pas ce site. merçi et a bientot

        • RE: je n’ai jamais utilisé de four!! ai vu la photo du Sig ( du moins ce qu’il en reste). Je suis resté au chiffon de lin pour ce faire polymère comme métal je précise

  16. merçi de la réponse mr Bottreau, je vais demander a un copain qui est tourneur fraiseur avec les paramètres que vous m’avez cité. Il arrive qu’il soit un peu recalcitrant, pas souvent cependant, néanmoins j’adore ce revolver très répandu et très riche en histoire. A bientot sur le site et bon tir.

  17. bonjour a toute l’équipe,pourriez vous demandez a monsieur Matis comment il a chanfrené son barillet s’il vous plait, car quelques fois,je galère pour trouver le trou merçi

    • J’ai posé la question à Marc qui m’a répondu qu’il fallait chanfreiner l’orifice central du barillet à 30 degrés, et aussi éventuellement arrondir un peu l’extrémité de l’axe si ce dernier est taillé trop droit. L’idéal serait de disposer d’une fraise à chanfreiner ou à ébavurer ayant un cône de 120 degrés, mais ce genre d’outillage coûte cher et on travaille souvent avec les moyens du bord. On peut également chanfreiner légèrement les orifices d’entrée des chambres, ce qui facilite le rechargement si on emploi des balles coulées dans un métal durci (genre plomb linotype).