L’œil directeur : mythe et réalité dans la pratique du tir sportif

Œil directeur… mon œil !

Tous les tireurs savent ce qu’est l’œil directeur. C’est en effet la première chose qu’on leur enseigne, quand ils abordent la pratique du tir sportif.

Mais en connaissent-ils réellement les implications ?

Plus nombreux qu’on ne l’imagine, les tireurs qui présentent la particularité d’être droitiers avec un œil gauche directeur rencontrent de réelles difficultés lorsqu’ils souhaitent tirer en gardant les deux yeux ouverts. Peu connue et jamais enseignée, la solution préconisée par Jean consiste à incliner l’arme, ce qui résout efficacement le problème et ne présente aucune incidence sur la précision du tir aux distances habituelles du combat rapproché.

Plus nombreux qu’on ne l’imagine, les tireurs qui présentent la particularité d’être droitiers avec un œil gauche directeur rencontrent de réelles difficultés lorsqu’ils souhaitent tirer en gardant les deux yeux ouverts.
Peu connue et jamais enseignée, la solution préconisée par Jean consiste à incliner l’arme, ce qui résout efficacement le problème et ne présente aucune incidence sur la précision du tir aux distances habituelles du combat rapproché.

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46 commentaires sur “L’œil directeur : mythe et réalité dans la pratique du tir sportif

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  1. Bonjour,

    Pour viser une cible avec un carabine ou un pistolet, faut-il cacher la cible avec la visée ou laisser une marge de blanc?

    Cordialement.

    • Cette question m’a déjà été posée et je vais donc me contenter de recopier la réponse que j’avais faite :

      La prise de visée dépend de la discipline sportive pratiquée, du type de cible, sans oublier que chaque tireur peut avoir un ressenti différent. Sur une cible traditionnelle de type C50, on s’accorde généralement sur le fait que la méthode la plus efficace consiste à aligner la hausse sur le bas visuel. Le visuel étant la partie noire, délimitée par la zone du 7, on s’aligne donc au niveau du chiffre 6, inscrit juste en-dessous. On peut aligner les éléments de visée soit tangentiellement au visuel, soit en laissant un peu de jour, c’est une question de ressenti. Cette méthode du bas visuel est logique : si l’arme est réglée « point visé = point touché », il est en effet difficile de bien déterminer le centre du 10, d’autant plus qu’on en cache la moitié. Mais ceci suppose bien sûr l’utilisation d’une arme dont la hausse est réglable, puisque les impacts devront frapper la cible 10 cm au-dessus du point visé…

      http://www.essai-armes.fr/1984/03/15/la-prise-de-visee/

      • Merci pour la réponse. Pour viser par exemple un canard posé avec un fusil avec fibre optique, fait-il viser en dessous?

        • Que le guidon soit à fibre optique ne change rien à l’affaire. Maintenant, pour le tir des canards, il vaudrait mieux demander conseil à des chasseurs…

          • L’idéal est de ne pas cacher la cible. Cependant, ces armes ne disposant pas d’une visée réglable, on risque évidemment d’être trop bas, tout dépend de l’arme et surtout de la munition.

            Pour cette séance de tir en particulier, je poserai la question à Jean.

  2. bonjour
    je souhaite tirer avec les deux yeux ouvert mais le problème est que mon oeil directeur est a gauche et je suis droitier, je voulais s’avoir comment corrigé cela. merci de votre réponse.

    cordialement

    • Il me semble pourtant que la solution à votre problème est très clairement expliquée par la photo qui illustre cet article. Je ne vois pas ce que je pourrais ajouter de plus…

  3. Bonjour monsieur,
    j’ai découvert votre site en suivant le lien sur le site de monsieur Jidé. Je pratique le tir chez moi (en sécurité dans un stand aménagé) avec des armes à air et je vais aller rendre visite au stand de tir voisin afin de m’y inscrire.
    Je tenais à vous remercier pour la mine d’information que vous délivrer au travers de vos vidéos: bien sûr des infos techniques mais aussi par vos postures et comportements, des infos sur la sécurité et la philosophie de ce sport.
    Cependant, j’ai remarquer que sur bon nombre de vos vidéos vous rencontriez un problème: le vent…
    Etant photographe de sports mécaniques, je me permet de vous donner un petit truc qui limite les bruits et souffles de vents: il suffit d’avoir un bout de scotch type médicale et de la gaze pour pansement.
    Protéger votre micro de caméscope avec ces éléments et fini les bruits de vents.
    En fait les bossages du micro provoque des micro-tourbillons sous l’influence du vent qui génèrent ces bruits de souffle. Avec ce bricolage, finit !
    Encore merci pour votre site et les info que vous nous faites passer
    Cordialement

    • Je vous remercie pour le tuyau. Je ne suis toutefois pas sûr qu’il soit applicable à mon matériel. Pour faire mes vidéos, je n’utilise pas un caméscope, mais un simple petit appareil photo numérique IXUS 115 HS sur lequel l’entrée micro est un simple petit trou qui doit mesurer un demi-millimètre, placé sur la face avant. Mais bon, on peut toujours essayer, ça améliorera peut être les choses…

      • Bonjour Miche Bottreau,

        merci pour votre explication concernant,cette video moi aussi, œil directeur gauche et droitier, au service militaire on m’a conseillé de tirer de la main droite !!

        Depuis peut inscrit dans un club de tir sportif, le président m’a dit que mon œil non directeur ( droite) va s’adapter!!

        Je m’entraine actuellement avec un carabine  » ambidextre »

        Merci pour vos vidéo !!!! 😉

  4. Enfin un mythe fallacieux qui tombe, merci à vous. Je pratique le tir depuis 25ans pro et de loisir, des deux yeux et des deux mains et il n’y a en effet aucune réelle contre indication sinon la bêtise. Ce n’est qu’une question de confort qui se corrige facilement avec l’entraînement. Merci encore pour vos vidéos.

  5. bonjour et merci pour toutes ces superbes vidéos . concernant l’histoire sur l’œil directeur ,je suis tout a fait d’accord ,par suite d’un problème de santé, mon œil droit a chuté a moins d’un dixième avec une période a zéro (aucune vision noir complet), je suis passe a l’œil gauche pour prendre mes visées a l’arme de poing et aucun problème ,le plus contraignant va être avec les armes longues car je vais devoir épauler à gauche donc faire modifier ma crosse . encore merci pour tout ces essais, bonne journée

  6. bonjour
    je regarde vos vidéos depuis peu de temps, nous nous sommes rencontré a Nemours au tir sur silhouette vers 1981 ou 82
    je reviens au sujet qui nous intéresse , j’ai un oeil directeur a gauche et je suis droitier au ball trap je souffrais du recul sur la pommette droite au point d’avoir une sorte de durillon dans l’épaisseur de la pommette , malheureusement je tirais les 2 yeux ouverts j’ai fais avec pendant des années , j’avais du mal a tirer avec l’oeil droit seul on m’avait proposé de cintrer ma crosse , maintenant je ne fais plus de ball trap ni de chasse , je tire au 44 mag ( que j’avais en 82 ) et au 357 avec un seul oeil et ça va comme ça
    cordialement

    • L’époque où je participais aux compétitions de tir à longue distance sur silhouette métalliques est effectivement bien loin aujourd’hui, mais j’en ai gardé d’excellents souvenirs. Merci pour ce petit clin d’œil (si j’ose dire) à mon ancienne activité sportive…

  7. Bonjour,
    il y a le même problème en photographie. Beaucoup sont persuadés qu’on ne peut viser et cadrer qu’avec son oeil directeur (pour les viseurs reflex, bien sûr, pas pour les écrans). J’avais eu un problème de netteté sur mon « oeil directeur » gauche, et je me suis habitué sans difficulté à photographier avec le droit. Aujourd’hui, je photographie de l’un comme de l’autre sans même m’en rendre compte, c’est une question de circonstances ou de boitier.

    Cordialement.

    • Pour ma part, j’ai beaucoup pratiqué la photographie, à partir des années soixante, et je la pratique toujours, de façon semi-professionnelle, mais j’ai abandonné l’oculaire des appareils argentiques réflex pour l’écran des numériques compacts peu après l’an 2000. Or, j’avais toujours utilisé mon œil gauche, qui n’est pas directeur, parce qu’il m’a toujours semblé plus naturel de tenir ainsi un appareil photo. Aujourd’hui, je vise en regardant l’écran avec les deux yeux ouverts, comme tout le monde. Il est d’ailleurs amusant de constater que cette façon de procéder moderne élimine totalement le problème d’œil directeur : il n’y a aucun décalage du cadrage, puisqu’on observe uniquement l’image sur l’écran et non pas le sujet placé derrière.

    • Bonjour,
      Désolé, je dois être un cas à part, mais j’ai réessayai depuis votre article de tirer un coup à gauche, un coup à droite….
      A part au Ball trap où je tire les 2 yeux ouverts, les différences sont importantes, très importantes …
      Que ce soit avec mon glock 17, mon RUGER SR 22 ( moi aussi j’ai craqué ! ) ma RUGER 10/22 avec une Tasco ou ma TIKKA Tactical 300 WM avec une Bushnell, les résultats sont les mêmes !!!
      20 cm plus haut à droite avec mon œil droit, alors que je ne sors jamais du 10 ou 9 avec l’œil gauche ?!…
      ET ce quelle que soit la distance, 25, 50, 100, 200 ou 300 m.
      Alors ou est l’erreur ???
      Merci pour l’ensemble de votre travail, cordialement.

  8. bonjour michel, mise au point tres importante sur l’oeil directeur, mais je change de sujet & je voudrai un renseignement, je vois sur certain cite de vente en ligne, des carabines à levier de sous garde, chambrées en 357, en 5eme categorie, alors que la cartouche est en 4eme categorie, ci on achete cette carabine sans avoir de 4eme categorie comment fait on pour acheter les cartouches ? . je vous remercie pour toutes vos video tres instructives.

    • Concernant les carabines à levier de sous-garde chambrées en calibre .357 Magnum, elles sont maintenant classées en catégorie C (et non plus 5è catégorie) et la munition en catégorie B (et non plus 4ème catégorie). Mais c’est vrai que ça ne change rien au problème : elles ne peuvent intéresser que les tireurs qui possèdent déjà une autorisation préfectorale pour une arme chambrée en calibre .357 Magnum. On peut effectivement considérer que cela fait partie des aberrations de la législation. Mais pourquoi voudriez-vous acquérir une arme dont vous ne pourrez pas vous procurer les munitions, alors que les carabines à levier de sous-garde chambrées pour les autres calibres (.30/30, .44/40, .44 Magnum, .45/70 Govt) ne posent pas de problème ?

      • bonjour michel je vous remercie de votre réponse, ce n’est pas un calibre que j’achèterais pour une carabine, mais comme j’ai vue ça sur un site je comprenais plus tres bien. mercie et bon tir.

  9. Bonjour,

    Ayant mon œil directeur inversé par rapport à mon arme, je me pose une question. Quand vous parlez de viser les 2 yeux ouverts, de quel type de viseurs parlez-vous (viseur point rouge ; mires d’origine) ? Concernant les mires d’origine, je tire avec un oeil fermé (en réalité je ne sais pas si certains utilise leurs 2 yeux pour se servir des mires d’origines. Mais puisque on peut utiliser les viseurs point rouge avec les 2 yeux (certains), l’oeil directeur influe-t-il sur cette visée ?

    Merci par avance

    • Un objet est vu par chaque œil sous un angle différent. Pour ne pas voir « double », le cerveau analyse l’information fournie par les deux yeux mais ne « visualise » que celle provenant de l’œil directeur, qui est le seul à effectuer véritablement la visée.

      J’ai expliqué dans ma vidéo que l’on peut utiliser indifféremment un œil ou l’autre, que le résultat sera le même, que l’œil soit directeur ou pas, dès l’instant qu’un œil est fermé. Mais quand on tire les deux yeux ouverts, la visée est forcément prise par l’œil directeur. Ceci est valable pour tous les systèmes de visée que l’on utilise à une certaine distance de l’œil, qu’il s’agisse d’une visée mécanique (hausse) ou d’un système optique sans grossissement, comme un viseur à point lumineux ou un viseur holographique.

      En revanche, on peut tirer indifféremment avec n’importe lequel des deux yeux quand on utilise un système en face duquel on place l’œil, qu’il s’agisse d’un dioptre ou d’une lunette grossissante, que cette dernière soit dotée d’un croisillon standard ou d’un croisillon lumineux.

      Attention au risque de confusion quand une personne affirme tirer les deux yeux ouverts, mais qu’elle utilise un cache, opaque ou dépoli, pour masquer la vue de l’un de ses yeux. Ou bien encore quand elle utilise une lunette grossissante, mais garde ouvert l’œil qui n’observe pas dans l’oculaire. Cette personne se place en réalité dans la même configuration que le tireur qui ferme un œil pour prendre sa visée.

  10. bonjour Michel et Jean encore une belle petite vidéo très instructive ,comme toujours aux petits oignons .
    ps: Un grand merci a RIO pour les holster ils son magnifiques le top du top .

    • C’est vrai que Rio, le patron de la Sellerie du Thymerais (je précise pour ceux qui lisent ces lignes et ne le connaissent pas) est plus qu’un artisan, c’est un véritable artiste : il suffit pour s’en convaincre de voir ses holsters gravés et ciselés de motifs floraux !

  11. Je suis droitier et œil directeur gauche.

    Je tir avec l’œil gauche ouvert … car j’aime faire un tir plus intuitif c’est à dire :

    voir une cible avec les deux yeux ouverts, puis rapidement pointé intuitivement le canon vers la cible les deux yeux ouvert (à ce moment le canon est aligné sans le vouloir avec l’œil gauche), et je peaufine mon tir en fermant l’œil droit ( si je fermais l’œil gauche je devrais reprendre ma visée car élément de visée n’étant pas aligné avec cette œil)

    Bref dés qu’on cherche la visée avec les deux yeux ouvert ( dans mon cas on est fort proche ) l’œil directeur nous dirige. Par contre je ne penche pas l’arme comme Jean, faudra que je teste :-)

    • salut michel encore un sujet correctement traité je suis jeune tireur et bien sure quand je disais cela dansmon club a des camarade ou a des gens type (science infuse) je passai pour un benet cette video ma fait grand plaisir et j’avoue qu’une version papier serais sans douteune bonne idée a fin de tordre le coup a cette rumeur infondé

      ps ne t’inquiète pas pour ton rédacteur en chef si il est impatien dis lui de ma part que (tous viens a point a qui c’est attendre) lol
      et as tu l’intention de faire une video sur les casque anti bruit car il s’agit la aussi et a mon humble avis d’un sujet important et dont il faudrais traiter et permettez moi de dire a des jeune tireur ou de futur tireur quipourais me lire qu’il est important de metre le casque anti bruit

      quand on monte en voiture on met la seinture alors quand on tire on met son casque.
      pour certain cela peut paraître évident et c’est tant mieux.
      Mais moi quand j’ai commencer a tirer j’ai pas vraiment écouter les consigne car il n’y en avais pas véritablement j’ai tirer sans metre mon casque et je le regrette aujourd’hui
      donc si je peux faire de la prévention aujourd’hui pour d’autre tireur… voila quoi c’est ma contribution lol

      cordialement

  12. Bonjour,

    Allez vous sortir une version « papier » de cet article sur l’œil directeur ?
    Je partage votre avis à 100%, j’initie moi même (de part ma profession) des enfants au tir à l’air comprimé à la carabine et me suis toujours dresser contre cette notion inutile et déstabilisante pour les jeunes tireurs. Mais voilà, seul contre tous, il bien difficile de se faire entendre et un texte sur papier, publié dans la presse spécialisée me serait une aide sérieuse pour apporter une réponse au papa et au papi qui affirment de concert: « il est droitier mais avec l’œil directeur gauche » et que de fait il devrait tenir la carabine du coté de sa main faible puisque c’est ainsi que eux même ont appris…
    Je peux vous assurer que vous toucher là un sujet où 99% des gens sont dans l’erreur, et qu’il n’est pas simple de changer les mentalités, alors même que celles ci sont toujours enseignées par des moniteurs de la FFT (entre autre).
    Merci et bonne continuation.

    • Merci pour votre commentaire. Je suis moi-même surpris par le nombre de témoignages que je reçois – et pas seulement sur notre site essai-armes – qui corroborent ce que vous me dites. Ecrire est pour moi un exercice relativement pénible (alors que découvrir de nouvelles armes, tirer, faire des photos et des vidéos est un plaisir qui relève plutôt du jeu) mais je vais m’efforcer de rédiger cet article, parce que je constate effectivement qu’il répondra à un soucis réel de nombreux tireurs FFT et comblera un manque…

  13. Franchement, merci pour vos vidéos, c’est toujours un très grand plaisir à regarder. J’achète Action, Armes & Tir pour lire vos bancs d’essais. J’espère avoir bientôt l’occasion de débuter le tir, ça fait longtemps que le sujet m’intéresse mais je n’ai pas encore les moyens pour me payer la licence FFT + adhésion à un club.

    Bonne continuation à vous et merci encore pour le grand nombre de vidéos ces derniers temps.

  14. Situation très réelle, ça fait toujours un drôle d’effet quand on voit un tireur avec l’arme d’un coté et visant de l’autre oeil . La tète est « dévissée » pour le ti à l’arme de poing . Les arguments sont à reprendre pour les formations des tireurs contrariés ….

  15. Encore un beau sujet et bien traité et clairement
    on attend Jean pour une belle démo
    encore bravo
    so long

    Rio

    • Oui, sauf que je vais me faire remonter les bretelles : parce que je fais des vidéos au lieu d’écrire les articles que mon rédacteur en chef attend.
      Et toi, Rio, c’est pareil : tu passes ton temps à regarder mes vidéos, au lieu de confectionner les holsters que beaucoup de tireurs attendent.
      Décidément, et contrairement aux apparences, nous ne sommes pas des gens très sérieux…

  16. J’utilise déjà la technique de Jean pour les armes de poing mais comment dois-je m’y prendre pour les armes longues?

    • Il existe effectivement des techniques pour tirer en gardant les deux yeux ouverts qui peuvent être appliquées aux armes d’épaule. Mais il convient de distinguer deux cas de figure :
      – Soit vous êtes chasseur et, dans ce cas, la solution consiste à faire confectionner par un crossier une crosse d’épaule déportée.
      – Soit vous êtes militaire ou représentant des forces de l’ordre et, dans ce cas, vous devez vous rapprocher de vos instructeurs qui sont habilités à vous enseigner ces techniques destinées au combat urbain.

      • Bonjour,
        depuis quelques années pour les fusil de chasse, il existe une alternative a la crosse orthopedique: celle de monter une bande de visée de 20 ou 30 cm parallele a celle des canons pour viser avec l’autre oeil. Ce serait efficace, d’apres ceux qui l’ont adopter, apres une periode d’accoutumance.
        Je suis chasseur et je suis droitier avec l’oeil directeur gauche. je tire juste en fermant l’oeil gauche (conseil de mon armurier qui avait le même problème), et ça ne m’a effectivement jamais posé de problèmes pour tirer, en plusieurs années de chasse. Alors que dans la presse spécialisée, ils conseillent absolument la crosse de borgne, ce qui est plutôt contraignant…

        ps: très intéressant vos essais

        bonne continuation

      • Bonjour Michel,
        je suis instructeur de tir de combat et je tord le cou a ce fameux œil directeur depuis plusieurs années. dans mes jeunes années j’ai trop vu de camarades qui se faisaient pourrir par les instructeurs de tir et qui les forçaient à changer leur latéralité avec tout les problèmes physiologique et psychologiques que ça peut entrainer…
        Maintenant il n’y a pas de technique universel pour tire au pistolet les deux yeux ouvert. il faut rester sur le principe d’accepter dans un premier sa différence et d’éviter de se faire nœuds au cerveau. la technique sur la photo en ai une parmi tant d’autre. On peut tout aussi bien tirer en position isocèle qu’en weaver, il suffit simplement de décaler légèrement la main forte en face de son œil fort. Pour commenter d’avantage la photo, la saisie effectuée sur la photo est une saisie que chaque tireur devraient essayer car elle évite les troubles musculo-squelettique et les tensions qui peuvent générer des tremblements et des dispersions dans le tir. en effet lorsque l’on désigne un objectif avec son index, la main est très rarement voir jamais verticale (comme une saisie de pistolet), elle est inclinée pratiquement à 45°, c’est donc cette position que le corps adopte naturellement, il faut donc s’attacher à ne pas contrarier son corps pour éviter les tension excessives. Un des précurseur des techniques de tirs de combat qui respectent la physionomie est Paul Castel l’inventeur de la méthode C.A.R (Center axis relock system), son système de tir à d’ailleurs été repris par Georges Whitfield dans sa méthode DSS. Paul est George on d’ailleurs collaborer quelques années ensemble. Maintenant concernant le tir au fusil si je veux tirer les deux yeux ouverts en visée mécanique, je cligne mon œil fort, c’est ce qui me permet de concentrer mon attention un fraction de seconde sur mon œil faible et de conserver l’accoutumance, cela nécessite beaucoup d’entrainement, toutefois il faut être conscient que lorsque l’on est soumis à un stress extérieur, c’est l’œil fort qui prendra toujours le dessus. Les visées holographiques corrigent le problèmes instantanément, seulement il faut le régler à la bonne distance focale de l’œil. Pour un tir avec une lunette ça ne pose aucun problème.
        Pour conclure au diable l’œil directeur.
        Bonne continuation Michel

        • Merci pour ce témoignage très détaillé.
          Je suis parfaitement d’accord, sauf pour la dernière phrase. J’aurais dit le contraire. Pour moi, les visées holographiques ne posent pas de problème, puisque le réticule se trouve sur le même plan focal que la cible (on accommode donc quasiment sur l’infini) alors que les lunettes nécessitent d’accommoder beaucoup plus près et qu’il est donc nécessaire de régler l’œilleton en fonction de sa vue…

          • Merci pour la réponse à ce déterrage de topic.
            Ce que je voulais dire concernant les visées holographiques, c’est que le point rouge ou le réticule type Eotech se trouve à une certaine distance d’accommodation, et que les deux yeux n’ont pas une distance de travail identique, le plan du réticule sur lequel on pose sa visée doit être identique à cette fameuse distance de travail. En fixant fixe un objectif lointain, on superpose un doigt sur ce que l’on vois, en ayant les deux yeux ouverts nous allons voir deux doigts trouble (double vision), en faisant varier la distance en reculant ou avançant le doigt, a un moment on s’aperçoit que le doigt devient plus ou moins net en fonction en de l’écart qu’il y a entre le doigt et la rétine, quand le doigt devient plus net, c’est la distance de travail naturel de son œil non directeur ou directeur, car ce principe fonctionne pour les deux yeux, c’est ce qu’on appelle le point focal naturel et c’est là qu’intervient le positionnement correct de l’eotech sur la rail, donc plus ou moins loin de l’œil avec lequel on va viser. Pour la lunette comme vous le dite, on accommode beaucoup plus prés car nous somme sur une plage de travail qui correspondra d’avantage avec l’œil, il faut cependant prendre soin de positionner la lunette pour voir la totalité du réticule. En ajustant la dioptrie on rend de façon artificiel l’œil faible plus fort. Je ne sais pas si c’est plus clair, mais c’est très difficile à expliquer en l’écrivant.
            Au plaisir de vous rencontrer sur un stand.

  17. Merci pour les précisons, je vois que j’ai déchaîné les foules avec mes commentaires à ce sujet LOL !!