Pistolet Canik TP9 V2 / Calibre 9 mm Parabellum

Baptisée « Desert », la version du pistolet TP9 V2 qui nous a été confiée bénéficie d’une originale finition de couleur sable qui, par contraste avec les éléments noirs, lui procure un agréable aspect bicolore.

Baptisée « Desert », la version du pistolet TP9 V2 qui nous a été confiée bénéficie d’une originale finition de couleur sable qui, par contraste avec les éléments noirs, lui procure un agréable aspect bicolore.

Profitant de l’expérience acquise par les autres fabricants, Canik a réalisé sur son TP9 une synthèse des systèmes et des équipements les plus judicieux.

Le TP9 V2 se présente comme une judicieuse synthèse de diverses caractéristiques empruntées aux autres pistolets de combat à carcasse en polymère tels que le Glock 17 et le Walther P99.

Le TP9 V2 se présente comme une judicieuse synthèse de diverses caractéristiques empruntées aux autres pistolets de combat à carcasse en polymère tels que le Glock 17 et le Walther P99.

Ce pistolet procure une très bonne ergonomie et sa platine sélective se révèle particulièrement facile à mettre en œuvre, en simple comme en double action. L’armement du mécanisme est clairement indiqué, de façon visuelle et tactile, par la saillie du percuteur dont l’extrémité, peinte en rouge, apparaît au centre de la cuvette hémisphérique creusée à l’arrière de la culasse. De plus, il bénéficie d’une touche ambidextre de decocking, copiée sur celle du Walther P99, qui permet à l’utilisateur de désarmer instantanément le percuteur par une simple pression du pouce.

La touche ambidextre de désarmement est aisément accessible au pouce de la main forte.

La touche ambidextre de désarmement est aisément accessible au pouce de la main forte.

 

Banc d’essai du pistolet Canik TP9 V2 :

Nous constatons une bonne homogénéité des groupements de dix coups réalisés sur appui à la distance de 25 mètres, certaines munitions rechargées permettant même d’obtenir des résultats remarquables pour un pistolet de combat de dimensions modestes.

Nous constatons une bonne homogénéité des groupements de dix coups réalisés sur appui à la distance de 25 mètres, certaines munitions rechargées permettant même d’obtenir des résultats remarquables pour un pistolet de combat de dimensions modestes.

 

Ce banc d’essai sera publié dans le prochain numéro du magazine Action (n°374 – mars/avril 2017).

L’efficacité des munitions de calibre .45 ACP

Aujourd’hui centenaire – il a été créé par John Mooses Browning en 1905 – le calibre .45 ACP n’est nullement obsolète. Sa balle lourde et lente se classe toujours en tête dans la recherche du meilleur pourcentage de « One-Shot-Stop Hit » (mise hors combat au premier coup), d’après les  statistiques réalisées aux Etats-Unis.

Les capacités réelles d’une munition tirée dans une arme de poing sont méconnues, du grand public bien sûr, pour qui l’arme à feu constitue un sujet tabou dont il ignore quasiment tout, mais des professionnels des forces de l’ordre aussi, ce qui est évidemment beaucoup plus étonnant. Les tireurs sportifs eux-mêmes, qui s’amusent pourtant parfois à remplacer les cibles en carton par des quilles de bowling ou des gongs en acier, n’ont pas toujours une idée précise des performances de leur arme. Nous avons été étonnés de constater, après avoir doté notre stand de tir d’une casquette en bastaings de six centimètres d’épaisseur – comme la nouvelle réglementation nous y obligeait, afin que les tireurs ne puissent plus « voir le ciel » quand ils sont au pas de tir – que bon nombre d’entre eux étaient persuadés que ces bastaings en pin suffiraient à stopper les projectiles de calibre .45 ACP !

Diverses munitions de calibre .45 ACP, de gauche à droite : Federal FMJ (Full Metal Jacket) ; Federal SWC (Semiwadcutter) ; CCI Blazer SWC (à noter la douille en aluminium) ; SIB haute perforation ; Arcane haute perforation ; Remington HP (Hollow-Point) ; Federal Inspector ; IMI à balle Gold Dot ; CCI à grenaille ; Fiocchi à blanc.

Diverses munitions de calibre .45 ACP, de gauche à droite : Federal FMJ (Full Metal Jacket) ; Federal SWC (Semiwadcutter) ; CCI Blazer SWC (à noter la douille en aluminium) ; SIB haute perforation ; Arcane haute perforation ; Remington HP (Hollow-Point) ; Federal Inspector ; IMI à balle Gold Dot ; CCI à grenaille ; Fiocchi à blanc.

Cette étude sur l’efficacité des munitions de calibre .45 ACP a été publiée sur 5 pages dans le magazine Action Armes & Tir n°305 (janvier 2007)

Cette étude sur l’efficacité des munitions de calibre .45 ACP a été publiée sur 5 pages
dans le magazine Action Armes & Tir n°305 (janvier 2007)

 

Revolver Taurus « Raging Hornet » – Pistolet Thompson « Contender » / Calibre .22 Hornet

Si les armes de poing chambrées en calibre .22 Hornet sont appréciées aux Etats-Unis pour la chasse aux petits rongeurs, leur utilisation en France se limite au tir à longue distance sur les silhouettes métalliques demi-format de la catégorie « Field ».

Si les armes de poing chambrées en calibre .22 Hornet sont appréciées aux Etats-Unis pour la chasse aux petits rongeurs, leur utilisation en France se limite au tir à longue distance sur les silhouettes métalliques demi-format de la catégorie « Field ».

En principe  réservée aux carabines, la petite cartouche à percussion centrale de calibre .22 Hornet a été adoptée par la firme américaine Thompson/Center pour être tirée dans son pistolet monocoup « Contender », une arme particulièrement robuste qui présente la particularité d’être multicalibre grâce à son système de percuteur sélectif et son canon instantanément interchangeable. Malgré son apparence fluette, cette cartouche développe des pressions élevées, jusqu’à 2800 bars. Après que certains fabricants aient tenté l’aventure sans succès, c’est finalement le Brésilien Taurus qui a relevé ce défi grâce à son « Raging Hornet » (frelon furieux), un revolver à platine sélective et barillet basculant directement décliné de l’imposant « Raging Bull » chambré en calibre .454 Casull. Il nous a dès lors semblé judicieux de réunir ces deux armes de calibre .22 Hornet pour les confronter à l’occasion d’un banc d’essai réalisé sous la forme d’un match amical…  

 

Le banc d'essai du revolver Taurus Raging Hornet opposé au pistolet Thompson Contender a été publié sur 8 pages dans le magazine Action Guns n°263 (mars 2003).

Le banc d’essai du revolver Taurus Raging Hornet opposé au pistolet Thompson Contender
a été publié sur 8 pages dans le magazine Action Guns n°263 (mars 2003).

 

Pistolet Smith & Wesson modèle 5906 / Calibre 9 mm Parabellum

Le Smith & Wesson 5906, accompagné de lunettes de protection balistique de l'U.S.Army (American Optical Co.) et d’une paire de menottes Smith & Wesson modèle 300.

Le Smith & Wesson 5906, accompagné de lunettes de protection balistique de l’U.S.Army (American Optical Co.) et d’une paire de menottes Smith & Wesson modèle 300.

Mis à part le Sigma, qui constitue l’exception confirmant la règle, les pistolets de gros calibre fabriqués par Smith & Wesson ont tous un air de famille. Il ne s’agit pas d’une vague ressemblance, ils sont construits sur le même principe et dérivent tous du modèle 39 lancé en 1954. Les modèles les plus récents, qui font partie de la troisième génération apparue en 1988, sont désignés par un nombre à quatre chiffres selon un système de codification qui n’a rien d’évident. D’autant plus que ces modèles côtoient, sur le catalogue, ceux de la génération précédente identifiés par un nombre à trois chiffres. Au final, non seulement le futur acquéreur ne s’y retrouve pas, mais les armuriers eux-mêmes éprouvent des difficultés à conseiller leurs clients. Preuve de ce malaise, Smith & Wesson a dû fournir à ses revendeurs, aux Etats-Unis, une sorte de règle à calcul, sous forme de disques accolés, permettant de définir le modèle correspondant dans la gamme par affichage des caractéristiques souhaitées…

Le canon comporte une excroissance près de la bouche, destinée à assurer un meilleur centrage et le ressort récupérateur est muni d'une tige-guide longue.

Le canon comporte une excroissance près de la bouche, destinée à assurer un meilleur centrage et le ressort récupérateur est muni d’une tige-guide longue.

 

Les pistolets S&W de la troisième génération sont désignés par un nombre à 4 chiffres dont voici le décodage (limité à la gamme actuelle) :

– Les deux premiers chiffres correspondent au calibre ; pour le 9 Para, le premier se rapporte à la capacité du chargeur :
39 = 9 Para/chargeur 8 coups
59 = 9 Para/chargeur 15 coups
69 = 9 Para/chargeur 12 coups
40 = .40 S & W
45 = .45 ACP

– Le troisième chiffre désigne le type d’arme :
0 = standard
1 = compact
4 = standard/DAO
5 = compact/DAO
6 = canon de longueur spécifique
8 = canon de longueur spécifique/DAO

– Le quatrième chiffre précise le matériau de construction :
3 = culasse acier inox/carcasse alliage léger
4 = culasse acier bronzé/carcasse alliage léger
6 = culasse et carcasse en acier inox

Dessin en coupe didactique dévoilant le mécanisme du modèle 5906.

Dessin en coupe didactique dévoilant le mécanisme du modèle 5906.

Le banc d’essai du pistolet Smith & Wesson modèle 5906 a été publié sur 7 pages dans le magazine Action Guns n°192 (octobre 1996).

Le banc d’essai du pistolet Smith & Wesson modèle 5906 a été publié sur 7 pages
dans le magazine Action Guns n°192 (octobre 1996).